Taxis et VTC à Clermont-Ferrand : une coexistence difficile ?

Pour les taxis, les voitures de transport avec conducteur (VTC) sont une forme de concurrence déloyale : nul besoin de licence pour s’installer. Les deux professions ont leurs propres règles et ne répondent pas aux mêmes demandes.

Mais à Clermont-Ferrand, les taxis se plaignent que quelques VTC viennent marcher sur leurs plates-bandes, en toute illégalité. « Dans l’aéroport, c’est assez tendu : les VTC y font à peu près le même travail que nous, mais avec moins de contraintes, souligne Alain Fournier, secrétaire du syndicat des artisans taxi du Puy-de-Dôme. En plus, ce sont parfois des anciens collègues qui ont la fâcheuse tendance de nous narguer, voire à faire de l’intimidation ».

Les relations taxis-VTC à Clermont-Ferrand • ©France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

D’autres chauffeurs licenciés tempèrent. « En majorité, [les VTC] respectent la législation. Il y a toujours des brebis gâleuses », confie Mouhcine Begdouri, au volant de son taxi. Sur la trentaine de chauffeurs VTC exerçant dans l’agglomération clermontoise, seul deux ou trois seulement joueraient les gros bras. Les deux chauffeurs en garde à vue suite à la fusillade du 4 octobre à Lempdes ne seraient donc que des cas isolés.

Confrères plutôt que concurrents

Maxence Sésé ne fait pas partie de ceux-là : jamais il n’a entendu parler de tensions avec ses collègues taxis. Ce jeune entrepreneur, qui a créé son entreprise de VTC en 2016, a de toute façon besoin d’eux. « Il vaut mieux collaborer en tant que confrère que d’être concurrents. On s’est tous retrouvés coincés sur une course, à devoir rappeler un confrère pour aider ou raccompagner un client, » raconte-t-il.

Les taxis ont bien l’intention de se défendre face aux quelques chauffeurs VTC qui jouent sur la confusion des clients pour récupérer des courses. Mais tout le monde exclue de régler ce différent à coup de fusil à pompe.

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